Un parterre de fleurs sauvages;
Sous une canopée d’étoiles claires;
Voici les témoins sans verbiage
De la disparition de ma chair.
J’irai trouver tombeau.
Par-delà les hommes et les cohues,
À l’abri des cités des êtres imbus;
De leurs reflets si faux.
Un Orphée sans retour.
Je resterai dans les plaines sans amour,
Celles ou ne perce jamais le jour,
Celles du Tartare, de l’enfer rougeoyant,
Des cohortes plongées dans de silencieux tourments.
Celle où ne couleras plus mon sang.
Ni pour un cœur épris de leurres,
Ni pour un corps avide du mors
Des femmes trompeuses comme les brillances de l’or.
