Impénitent,
Toujours mes yeux creusant les courbes,
Perçant de traits avides,
Les médaillons de chaires aux gestes graciles.
Creux secrets, nymphes et ondines,
Laissez-moi plonger en vos paradis fertiles.
De vos vœux je ferai des mondes entiers.
Roulant de Sisyphe la pierre jusqu’au sommet.
Héro zélé ou bandit aux milles rapines,
Ma vie suivra le fil de vos songes.
Je me plierai à vos désirs, fervent, aimant jusqu’à ma longe.
Ô déesses aux enivrantes mollesses,
Pavez ma route de nuits d’ivresses.
Et demain, conquérant, je foulerai du panthéon
Le glorieux parvis d’or, porté par de divins orphéons.
De l’Olympe et du Walhalla,
Je graverai les frontons,
De vos doux noms, sonnant à mes oreilles comme la plus douce des chansons.
Vos corps nus mes Piétas,
Galvanisent mon cœur, vos effluves gonflant mon buste.
Sous mes mains, vos corps épuisés.
Je m’assoupis, béat.
Venez avec moi parcourir les chemins vénustes.
Mes mots frustes,
Taillés maladroitement,
Vous chérirons de l’amour juste
D’un éternels amant.