Éos


à A

Certains portent leurs yeux vers les pôles,
Rêvant leurs cieux pris des couleurs boréales.
Moi je suspends mes vers aux portes de ma geôle,
Espérant que tu t’y penches et me portes ta blancheur sidérale.
 
Tape à ma porte,
Arrache moi à toute humanité.
Je me rêve bête, à tes pieds dompté.
Je n’ai plus d’autres envies que d’être le lit des tiennes.
Ô nymphe plébéienne,
Use moi à m’en tuer.
Je n’ai rien à perdre, qu’une vie de joie dépouillée.
L’agonie est mon quotidien,
Mais baise moi et je te tisserai d’infinies fantaisies de mes mains.
 
Fuyons ensemble les lourdeur électriques
De ce ciel bas, aux teintes cadavériques.
Devient mon feux dans l’âtre,
Mon joyaux au diadème,
Mon refuge face aux anathèmes.
Ta peau de lait, ma  voûte;
Au étoiles ma route.
Comme toujours, astrolâtre,
Mes yeux brillent d’adoration.
Berce moi de compassion.
Chassons ensemble, des comètes la queue,
Leurs traînes cristallines orneront notre cache
Entre un trou noir et milles astres radieux.
Là assoupis, sans plus aucune attache,
Nous regarderons des atmosphères, les gaz
Changer de couleur, nous offrant tour à tour, diamant, rubis, topaze.
Nous serons riches de toutes les richesses,
Au jour le jour, filants les étoiles aux promesses.
Comblés, sans plus de vœux.
Au Zénith bienheureux.

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