Ris


à E

Tu es venue et comme un flambeau tu as déchiré les nuits, couvrant les ténèbres d’un clair linceul.
 
Volant aux Vénus
Leurs éclats,
Éclipsant leurs auras.
Tu as porté les lueurs au fonds du puits,
Sorti mon âme de son étui.
Que ne cesse ton rire.
Ô, glas du pire,
Source de joie,
Berceau de la foi.
Il emporte aux cœurs des hommes,
Des fantaisies faites d’enfantines péripéties.
Soulevant le voile morne que les fous jettent sur la vie.
Sourire aux lèvres, des amants tu es l’idiome.
 
Dis moi, beauté des calanques ;
Dis moi au monde ce qu’il te manque,
Et ma vie sera faite vaisseau, par tes ordres commandés,
Mes bras équipages pour te combler.
Ils seront légion à tes genoux,
Tous à tes caprices serviles.
De la terre te contant les bijoux.
Rêvant avec toi quelques idylles.
 
Mais au fond,
Tu n’as que faire d’une armée.
Seule, des cieux tu es la trouée,
Portant ta joie en rayons,
Ton rire déchirant les bâillons,
Arrachant sans peine le cœur d’Hypérion.
 
Ris jolie
Et sème la beauté.

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