Assis, tout vibrant, sans espoir.
Le corps en une cavité noire.
Scrutant au plus profond les ténèbres
Dans l’attente du disque doré qui s’élève,
Il bat des mains sans trêve
Et emplit l’obscurité de sons brefs –
Des embryons de musique
Se cognant en échos sur le relief
De son antre archaïque.
Assieds-toi, si tu le veux,
Bats des mains avec lui.
Faites naître ensemble de fragiles symphonies.
Si tu pouvais voir son sourire heureux
Que la nuit dissimule, que, par crainte, il enfouit.
Dans ce chaudron où pousse le matin,
Tous attendent le soleil et ses rayons sereins.
L’horizon se dessinera alors clairement
Et de ces moments aveugles partagés
Naîtront des rêves, des replis secrets,
Terreaux fertiles des amours naissants.