Moulin ou ailleurs, avançons tirailleurs,
Sabrons sous le clair électrique,
Vibrons dans la nuit, extatiques.
La pluie muée en éclairs,
Crachant dans les halos des réverbères.
Nos corps détrempés, ruisselant de perles irisées,
Mêlées de sueur, un ectoblaste se rêvant platine.
Là, vois les sarabandes, sur les trottoirs,
Crever les cieux,
Ces ivres fous qui regardent, envieux,
Mon reflet dans tes rétines.
Une pause… Où va cette histoire ?
Au diable, que crève la raison !
Qu’elle gise sous la passion !
Qu’en torche, tournoient les corps
Pris dans les suspentes,
Fendre l’air en une vive descente,
Voir les ombres grandir au sol
Et se sentir vivre avant que l’on ne s’étiole.
Embrase le ciel, supernova,
Et que notre fracas pulvérise le monde comme un sursaut gamma.