Mon corps reste contrit
Face à tant de beauté
Que je sais, bientôt enfuie.
Comment exprimer,
La grâce,
Qui de l’aube au crépuscule
M’offre des splendeurs funambules,
¬_____prises de clartés prises d’obscurs _-
Au paradis, une place,
ma place.
Sur le chemin,
Nombreux s’abreuvent aux fontaines,
La mienne ineffable
Me dicte des soupirs admirables.
De mes écrits châtelaine,
De mes mots le divin,
Katerina, de mes poèmes l’oriflamme,
L’âtre de mon âme.
Au travers des nuages
Percent des rayons,
Ce sont des anges les visages
Qui murmurent ton nom.
Tous épris de tes traits,
Des cieux et des astre le laie
Où se dessine le chef-d’œuvre,
Dont toutes les merveilles ne sont que l’épreuve.
Tu entends l’appel de terres lointaines,
La nouvelle Zélande emplit tes rêves.
Je ne pourrais souffrir d’être d’une déesse la chaîne,
Alors déjà je pleure sur cette idylle si brève.
Tu partiras bientôt,
Et à ta suite, anges, nuages et oiseaux,
Tout ce qui du monde abrite le beau.
Il ne restera qu’un désert.
Mes yeux emplis d’eau,
Baignés par les vagues de mon Finistère.
Se nommant Faro…
Je suis ton naufrage
Je connais la peine d’exister,
Moi vivante épave aux creux des marées.
J’écoute le chant des désespérés
Qui au radeaux, prient le vent de se lever.
Ô destination
Pleines de perditions,
Nombreux affrètes
Bien peu sillonnent les crêtes.
La vie jette mille esquifs
Remplis de marins craintifs
Et aux récifs,
Finissent souvent les plus chétifs.
Toi qui a survécu à une mer d’orage,
Viens sur mon corps faire naufrage.
L’amour et ses mirages
J’en connais les ravages.
Le temps de reprendre des forces
Profite de mes planches usées.
Moi je n’attends même plus d’être aimé.
Puis après un baiser,
Tu reprendras ta route étoilée
Prête à lutter face aux vagues féroces.
Je resterai alors sur l’eau placide,
Celle des navigateurs aux yeux trop humides.
De ma hune, moi je ne vois,
Je ne vois plus de lune.
Le guet
Dit moi,
Est-ce que tu crois
Que on l’atteindra ensemble,
La fin… la fin de ce monde.
Moi en silence, je redoute chaque seconde
Et je te regarde du fond de mon trou.
Ce qui nous rassemble
Je le sais, c’est nôtre peine.
Il est vrai que je les aime, les visages
Des cœurs qui saignent.
Le tien est si doux
Qu’il a chassé tous mes orages
Et en un sourire, dissipé mes nuages.
Katerina tu m’enivres
Et de mes mots, tu me prives.
Katerina entre tes lignes je dérive
Et bientôt tu m’abandonneras, comme l’on range un livre.
Allez viens,
Demain sera fait de moins d’obscurs.
Sur le chemin,
Le soleil rayonne de bonnes augures.
Je t’étreins,
Dans le silence des dortoirs
Et s’éteint,
En mon âme le désespoir.
Allez viens,
Je t’emmène où tu veux.
Retiens,
Retiens moi juste un peu.
Cet écrin,
Je veux y plonger.
Sans tes reins,
Comment respirer?
Mais il est vain,
De vouloir te garder.
Entre tes rives, je ne suis qu’un guet.
Sarah
Un fragile béant
Où s’engouffre néant.
Un cœur sublime parcouru de bien des tranchées.
Un ange déchu sur la terre isolée.
Ceci n’est ni un conte ni une fable
Juste le portrait d’un être admirable .
Si nous somme fils de l’humus,
Elle, est fille de Sirius.
Si nous contemplons tristement le ciel,
Elle, en tisse doucement ses mouvantes citadelles.
Si nous nous asseyons pour capter du soleil les rayons,
Elle, en est le rêvé horizon.
Comme les charmants esprits des mythes
Dans toutes beautés silencieuses elle habite.
Ses mains se jouent habilement de la glaise,
Tirant mille formes des astrales fournaises.
Plonger quelques secondes dans son regard
Et l’univers vous contera un terrible chagrin,
Tissant un dédale de mystères, abri du divin.
Que j’aimerais pouvoir de cette peine prendre une part,
L’alléger pour un moment d’un peu de son tourment.
Mais comment pourrais je, moi qui ne fut même pas un digne amant.
Alors j’espère que dans ces vers
Elle trouvera un peu de repos,
Que ma poésie se fera air
Et qu’elle s’en gonflera d’un souffle nouveau.
Elle est un cœur unique
À la grandeur pudique.
Une idole secrète,
Sœur des vives comètes.
Dans ce monde un titan égaré,
Qui en dessinera un jour les sommets.

Les dérivants
Retournerons nous aux étoiles ?
Sous la voûte, tes yeux brillants.
Rayonnante, ton visage loin du voile,
Qui aujourd’hui sur nous s’étend.
En prière, les mots se perdent à mi-chemin
Entre mon cœur et le tien.
S’envolent ils dans les hautes couleurs
D’Orion et de Magellan,
Cherchant en nos noms, un abris loin des douleurs.
Volez sons solitaires,
Gardez nous vivants.
Non comme amants éphémères
Mais comme des êtres dérivants,
À jamais liés,
Sous la vibrante canopée
Tissée d’éclats immortels,
De bris de nuit éternels.
Mon ange à la peau de lait et de rubis,
Jamais mes lèvres ne murmurons : Oublie.
Céraphique
Ce poème comme une fleur,
Je l’épingle sur ton cœur
Pour que jamais tu ne perdes,
L’envie de t’évader.
Mon corps tendu,
Laisse-moi être ton échelle
Vers les aplats régnants.
Ton écuelle,
Portant à ta bouche l’hydromel
Succulent.
Des dieux, volons l’ivresse;
De ces lieux, fuyons la détresse.
Viens aux bout de cette rue sale,
Là où s’écrasent les nuages
Couronnés de brillances cristallines.
Nous gravirons les débris de mousseline.
Les passants lèveront le nez,
Médusés.
Qui sont ces deux arpenteurs de mirage?
Un ange portant un homme bancal.
Un homme un peu fou.
Toujours vent debout
Contre le dépit, le dégoût.
Plein de défi, prêt à tout.
Le rose sur tes joues, son phare.
Le fond de tes yeux, l’espoir.
Viens, prend ton envol.
Arrachons nous de la vie molle.
Marchons aux bords des falaises
De grès.
Par le vide enivrés,
Ouvrons nos bouches
Et que nos mots ne soient jamais plus que fournaise.
Une ribambelle de syllabes désarticulées,
Chantant l’ivresse loin de l’ivraie.
Entre tes mains,
De glaise
Pousseront les lendemains.
Entre tes reins,
La genèse
De mes mondes oniriques.
Tu es mon grand feux,
Mon bleu de Sèvre,
Ma fabrique.
Mon repère au milieu
De mes pensées excentriques.
Pour toi, je suis pris de fièvre
Depuis mes balbutiements.
Dans ces sursauts déments
Quand le monde se fissurait
Sous mes pieds…
Ton corps déjà présent;
À demi-geste comme un saut dans le temps.
Ce poème comme une fleur,
Je l’épingle sur ton cœur
Pour que jamais tu ne cesses,
De m’offrir tes baisers
Et que à jamais, une caresse
Suffise à nous retrouver.

Masque Mortuaire
Dis moi que toi aussi,
Tu le vois,
Ce ciel qui au crépuscule m’accueille à son seuil,
Comme un roi,
Drapant mes épaules de galaxies.
Au pied d’un arbres je pose ma tente.
La nuit retient ses fanfares,
Ni grenouille ni grillon.
Ce visage qui me hante,
C’est ta beauté sans fard.
De mon âme je te tends ses haillons,
Car si de la route je suis souverain,
C’est que je la déroule
Pour oublier mon chagrin,
Loin des yeux des foules.
Ici le vent ne porte plus ton parfum.
Ici mon temps ne s’épuise pas à te contempler,
Je l’égraine serein
Le dos chargé.
J’aurais préféré tes bras sur mon corps enlacés,
Mais ton cœur jamais pour moi ne s’est infléchi.
Malgré les mots jetés, les caresses données
Jamais de moi tu ne t’es éprise.
J’espère que tu le vois, le ciel couche sur moi ses galaxies.
Le vide s’étend, noir comme aux premiers âges.
Mes yeux ont déjà vu la grande extinction.
Ces étoiles qui brillent, jetant leurs dernières forces, redoutent de mes pupilles les vérités.
L’univers au bord de s’effondrer,
Happé, aux creux des ténèbres,
Couvrant toute vie
D’une chape,
Éternelle,
Mortuaire.
A tear’s whisper
The light is feeble,
Shy. Through the window,
Ray brush you, gentle
Bright and mellow.
On the bed you sit.
Your head softly tilts.
The world around, suspended.
Shhh (hold your breath)
From the heavens, a bless,
In a floral dress.
Dream and reality blended.
I am paralysed
So near from the skies.
Any movement
Would break this moment.
Let me stare at you for a century
And I will never end up in misery;
Your face is a treasure for me.
Such a beauty is a mystery,
The riddle that lead to all poetry,
The golden number of harmony.
In silence I hear you cry.
Do you know that a tear never lies?
I can’t promise my love forever will last
But I’m not the burden you fear from your past.
Trust in us and we will climb to the heights
Where nest all the most unthinkable delights.

Au pas
De ces paysages que j’ai traversés,
J’en ai cueillis des mots
Que je rassemble pour toi en bouquet.
Ses pétales coulent sur ta peau,
Tu restes impassible.
Encore une;
Une vaine tentative de percer ton cœur,
Rendu à mes charmes invincible,
Le jour où à tes pieds j’ai déposé les armes
M’avouant par tes yeux vaincu,
Amoureux éperdu,
Aux nuits, par ton absence remplies de larmes.
Sans doute, jamais tu ne t’inclineras
Fiévreuse,
Pour confier ton corps à mes bras.
Sans doute, jamais nos chemin ne se recroiseront
Et pourtant mes mains resteront
Amoureuses.
Prises au piège de ses courbes fantasmées.
Menottées à des désirs inachevés.
Comme un fruit qui pourri à ne pas mûrir,
Je me languis à en périr.
Encore un;
Un pas, franchir ce guet.
Là un pont.
Certain tourne, moi je pense en rond.
Des ronces, une haie.
La vie a perdu tout substance
Une succession de pas, un espoir, distancer la souffrance.
Dog’s howls
I feel the torments
Of a billion souls.
For some moments
I was a fool,
And now
I pay.
My day
Devoured by crows.
No more day.
Dead I lay.
Cloud blackened.
Shore
By blood soaked.
More and more.
Forest in ashes.
Sky suffocating in poisonous gasses.
I’m insane
My brain smashed like a can.
Answer me darkness!
Why am I still living? Lifeless.
More and more black.
Tied on a torture rack.
In hell
I dwell
In a cell.
With goat like feet
Will pour
From pain the sour
In my throat.
In hell
I dwell
In a cell.
My lips blemish.
Hope perish.
No more pity,
Give me agony.
In hell
I dwell
In a cell,
Love fell.
No more pity
Kill me.