Un fragile béant
Où s’engouffre néant.
Un cœur sublime parcouru de bien des tranchées.
Un ange déchu sur la terre isolée.
Ceci n’est ni un conte ni une fable
Juste le portrait d’un être admirable .
Si nous somme fils de l’humus,
Elle, est fille de Sirius.
Si nous contemplons tristement le ciel,
Elle, en tisse doucement ses mouvantes citadelles.
Si nous nous asseyons pour capter du soleil les rayons,
Elle, en est le rêvé horizon.
Comme les charmants esprits des mythes
Dans toutes beautés silencieuses elle habite.
Ses mains se jouent habilement de la glaise,
Tirant mille formes des astrales fournaises.
Plonger quelques secondes dans son regard
Et l’univers vous contera un terrible chagrin,
Tissant un dédale de mystères, abri du divin.
Que j’aimerais pouvoir de cette peine prendre une part,
L’alléger pour un moment d’un peu de son tourment.
Mais comment pourrais je, moi qui ne fut même pas un digne amant.
Alors j’espère que dans ces vers
Elle trouvera un peu de repos,
Que ma poésie se fera air
Et qu’elle s’en gonflera d’un souffle nouveau.
Elle est un cœur unique
À la grandeur pudique.
Une idole secrète,
Sœur des vives comètes.
Dans ce monde un titan égaré,
Qui en dessinera un jour les sommets.

