Au cœur de ténèbres épais, sales, bitumineux,
Engorgés d’obscur, suffoquant, fiévreux.
Les yeux creusés, noir de poix.
La chair nue baignant dans le froid.
Aiguisez vos serres impures, ombres!
Mes flammes déchireront vos voiles sombres.
Sous le joug de cieux belliqueux
Revêtant leurs mailles, de lourds nuages gris en cascade
Ornant leurs fronts de guerrières mascarades.
Crachant des typhons, oblitérant les horizons.
Sortez vos lames en foudre, Azures!
Mes traits perceront vos armures.
Jetez aux pieds de corybantes,
Une foule compacte de corps tourbillonnants en une danse démente .
Masse ignoble se fouettant d’épines
Chantant les cités de platine.
Agrippez moi, enivrez moi de vos voix pleines d’idolâtrie!
Enveloppé de zéphyrine, je vous traverserai insoumis.
Invaincu je foulerai ce destin cruel!
L’espoir vacillant.
Le verbe chevrotant.
Porté seul par mes rêveries charnelles.
Insoumis!







