J’ai marché la terre
Et les courants d’or,
Les poumons pris d’air
Et de platine aux aurores.
Des tiges de rosée,
Par les vents agitées,
Vogue vogue immobile
Jusqu’au plus haut sommet.
Moi d’hydre et d’asile
Me voilà rassasié.
Sous les ponts les perdants
Des courses effrénées,
Mais aux cœurs beaux amants
Du Zénith constellé.
« Les corridaires
Les courants d’or
Je parle des mots sans chair
Qui toutes règles ignorent »
Haut moulins,
Haut pales éventées,
Tu laisses sereins
Les dérivants passer.
Assis à ton ombre,
Aux écorces je sombre.
Pour eux je suis un esseulé échoué,
Mais ils ne peuvent comprendre que les arbres m’ont parlé
Et adopté.
Amoureux patient,
Je t’attends mon amante.
Une belle aimante
Aux vœux pressants
De vivre indomptée.
Pris de feux,
Brûlant feux nos chaînes.
Loin d’eux à deux,
Tu seras ma reine
À l’oublieuse traîne.
Pauvres de monnaie
Les poches évidées.
Nous vivrons de la poésie de nos peines
Et des étoiles brillantes pour nous, des yeux nos étrennes.







