Ne faisons semblant de rien,
Tout est cruel.
Entre nous; aucun lien.
Seul la mémoire, si vive, presque charnelle.
Un instant j’ai tissé
De tes yeux, des rêves.
Ce bleu aux éclipses brèves,
Animait alors mes vœux,
S’imposait, idole, dieux
Et mes horizons, envoutait.
Tes gestes, fils des rue, des quartiers;
Comme des fauves indomptés
Aux robes cousues de nacre;
Semblaient célébrer des sacres,
secrets.
L’air de ta présence, se chargeait de fragrances
D’ambre, d’encens, de pure jouissance.
Ta voix, un chœurs vibrant
Du timbre de myriades d’enfants,
Hurlant leur joie,
Ô nouveau printemps.
Tu siégeais en tous lieux,
Égrenant milles regards envieux,
Comme une muse hors du temps.
De la beauté tu étais ma loi.
Envolées désirs, soupirs.
Ces instants chargés de mélancolie,
Ont fait œuvres.
Il m’aura fallu, en poésie mourir,
Pour enterrer sur mon cœur ta tyrannie.
Auteur : vincentdelsuc
Divagation sous le crépuscule d’albâtre
Ce crépuscule si pâle
S’abaisse sur ma vie et la vide.
En un long râle,
Tu m’évides.
Est-ce le prix ?
Veiller sous tes reflets blancs de nuit,
Traîner dans ce monde que tu emplis.
Tes yeux dans chaque lever, dans chaque coucher.
Mon cœur à toi lié et, pourtant, tu ne m’as jamais rien donné :
Nul espoir, nulle tendresse.
Ma vie pleine de paresse,
Paralysée d’obsessions.
Mes mots perdus en élucubrations.
Les cieux, épris de ta beauté, tracent de blanc et de bleu des répliques de tes traits,
Qui planent au-dessus pour me hanter.
Dans les flaques gouttent tes merveilles,
Mes pieds s’y prennent et les traînent
En traces humides. De mes pensées, tu es la reine, tu es la traîne.
Mariée fantasmée des astres se consumant pour toi seul.
Tout ce qui brille ne brille que pour toi.
Le grillon dans les fourrés,
Le Soleil étendant ses traits irisés.
Tout ce qui vit danse, chante,
Tous ici bas pour te charmer.
Un univers tout à toi dédié.
Comment alors te captiver,
Toi pour qui tous ont les yeux levés ?
Pourtant, je me dois d’y arriver, ne serait-ce que pour un baiser.
Tu m’as tant dépossédé.
De mes heures,
De mes rêves que tu ne cesses d’habiter.
De mes jours,
De mes sens que tu ne cesses d’enivrer.
De mes souffles,
De mes pas, sans cesse vers toi dirigés.
Offre-moi une seconde, un regard.
Une heure, un geste.
Ton éternité, tes bras enlacés.
Sacre-moi entre tes reins
De plumes, je serai ton chevalier,
De ton crépuscule, je serai libéré,
Et, dans mes aurores, je te verrai dénudée.
Mon cœur enflé,
Tu m’accompagneras, habitante silencieuse de mes tracés.
Muse généreuse coulant dans mes lais.
Amie, amante, tu ne seras jamais oubliée.
Ma route toujours là pour te recueillir.
Mes bras toujours là pour te soutenir.

The flat golden peacock
Nude in the ray,
Your skin in shades of grey,
Silently I pray.
Please, Katerina…Stay.
Let me carry your pain,
Standing by your side,
Me, your burning swain.
For both of us, the love I can bide.
You are my brightest glory.
The muse of my poetry.
My inspiration’s quarry.
I will fill our horizon with wonderfull stories.
You are from each instant
The golden melody,
From all symphony
The blessed infant.
Give me time.
I will find words,
I will carve the world,
I will commit any crime,
To cover your body
With wonders of galaxy.
My flying peacock.
My flat mountain.
My gold flowing foutain.
My aesthetic shock.
I will struggle like the first human.
Drawing for you shapes that would never exist.
Pouring fire in all knowledge’s mist.
All darkness from the sky I will ban.
My eastern queen.
My ,oh my wonder screen.
I will never sleep.
No path will be too steep.
I will offer you all the treasures,
All the pleasures.
I will die
To make you shine even more.
I will abolish rhymes.
I will conquer all futures.
I will, I will…
Anything…
Life is vain.
Katerina born from my dream,
Spring of my dream,
My dream.
I love you.
Iconolâtre
Une poupée à la peau d’albâtre,
Le visage incrusté de saphirs.
Tes yeux : l’océan qui soupire.
Face à toi, je ne suis qu’un iconolâtre,
Un exalté avide de te contempler,
Un crucifié, un martyr,
Cherchant dans la foule un dernier sourire
Pour oublier la douleur de ses mains clouées.
Le rose pâle de tes joues déverse la douce lumière d’un vitrail.
Elle inonde et aveugle mes yeux
Captifs, hypnotisés, amoureux,
Cherchant de ton être, la secrète faille.
Je t’en prie, couvre mon corps d’étoupe
Et embrase-moi.
Offre-moi ta bouche comme une coupe,
Embrasse-moi.
L’espoir perle de tes seins,
La foi coule entre tes reins.
Tu es mon Christ féminin,
Mon dieu païen.
Je me jette à tes pieds,
Mes mains en prières.
Offre-moi ta chair,
Que je la couvre de baisers.
Tu es l’astre effondré
Où gravite l’infinie beauté,
La singularité esthétique,
Un cri du cœur comme une foule hystérique.
Mais, moi, je ne suis rien pour toi :
Ni amant, ni ami.
Un agrégat de chair anonyme.
Un détail que tu balayes d’un doigt.
Un misérable qui supplie.
Un chien hurlant dans l’abîme.
Je ne suis qu’un fou qui trime,
À percer ta pierre des ses mains molles,
À charmer tes lèvres avec des mots banals.
Je ne suis qu’un poète aux tristes rimes
Qui, bercé par ses idées folles,
À cru, un jour, pouvoir d’une déesse être l’égal.

The cuckoo (Kukuška)
Cuckoo,
My sweet cuckoo.
On my chest
You find some rest.
Above the peaceful forest
Stars shine at your behest.
Cuckoo when you are singing
The trees are slowly growing,
Like my dream,
Calmly, like a gentle stream.
Come a day of mist,
Hiding a roaring beast
That claims, at his side, your presence,
Spoiling from my life the essence.
Are you leaving?
Where are you going?
Don’t fly,
Or I might cry.
Look at all the leaves,
In red they shift.
Tree covered of rubies.
Forest blooming in beauty.
Dew pearling as a gift.
Trunks rise, as a cliff.
Don’t go, don’t go.
I fear the snow…
Why turning your back
At our lovely track?
Please my cuckoo
One last time, sing.
Sing that you will miss
My morning kiss;
That you will miss,
Our tender bliss.
Sing and unfold your wings.
Winter will come,
My dream, unborn,
Will shred me like thorn.
Silence fall in dorm.
The lone hiker
No more ever
Will love someone.
You was the one.
Ligth is dead.
Sky full of dread.
My sweet cuckoo,
All the forest misses you.
Few roses
In my brain your picture grows,
Grows!
You strain my soul like a bow.
Katerina, my heart disease,
You would break me with ease.
The day you will flee like a thief,
My future will be full of grief.
So let me ask for a few roses.
One, on my lips,
Red as a kiss.
Two, on my chest,
Pink and white as your breast.
Three, to my forehead,
Soon I will be dead.
A thousand for my family,
Tell them I was happy.
A billion to the sky,
To hide the mourner who cries.
Yesterday I was struggling,
Today I’m a lover burning.
Santiago is coming,
I fear the last morning.

A place where you will reign
Without you everything is so bland.
Every road looks the same,
Like walking to a dead end
Or burying my face in the sand.
Let me stare at your smiling face.
Let me entangle myself in your wonder lace.
Let me embrass your pace.
Let’s built ourselves a secret place.
A place made of love
Soft as a thousand doves.
A place for happiness
Wide as an infinite space.
A place where all the beauty will stand
In the palm of your hand.
I beg you, Katerina, let not my verse be vain,
Don’t let me lay in my silent pain.
One word of you and I will slain
All the hate in the world that still remains.
I will find a land and carry your reign.
In my eyes you will be my everlasting stain.

Venus from the clouds
The whole world is just a scene,
To expose your beauty.
Fourteen billion eyes watching,
Staring, obssesed like flies by a bright screen,
Waiting for your nude body
To appear,
In a silence, full of wishes, deafening;
Piercing all men like a spear.
Gather, gather,
My shy brothers
Around the idol that doth blaze,
Around the venus who doth amaze.
She is born from the cloud
During a thunder so loud
That for a second, life stopped.
Her eyes oppened,
One heart beat,
And flowers started to grow again.
Lovers felt their hearts melts in vain
Aroused by her gestures full of heat.
A godess among humans,
With the beauty of the last sunset,
But her light never dies; she illuminates
My face, and my eyes in a duet,
Stays, blinkless, captivates.
I give up, I abdicate.
Your are my camino myth
From my day the pith.
Let me stay in your shadow
Where my hapiness doth grow.
From now on all your desires are my owe.

My shy neon eon
My
Shy
Neon
Eon.
Flashing my eyes,
Is this my pain in a pretty disguise?
Are you an angel
Or a demon,
Setting in my soul a reason
To live with my despair,
And in a few days you will whisper
« Never again in your arms I will dwell »
O lady full of irony ,
For you, no sacrifice will scare me,
But such a promise is just pure mockery
In front of such beauty.
With a word you can
Make cry any man.
All hearts you can tame.
From all the poets
You are the flame.
For you no one will fear to be damned.
At your side, what am I ? Just a shame.
O my short sweet eon
Flash, flash as a neon.
Make me blind,
And with a gaze,
Erase my mind.
Plunge me in an infinite daze.

Toi et moi
Je le sais,
Toi et moi,
Nous sommes faits du même bois
Cabossé,
Celui que l’on trouve sur les plages, délavé,
À l’ombre d’un hôtel vieilli.
Un bois flotté,
Aux formes biscornues,
Qui inspire aux esprits
Des paysages incongrus.
Toi et moi, ce n’est pas un amour pour construire.
Je nous rêve amants pour détruire,
Voir nos vœux, l’un dans l’autre, se briser,
Vivre une vie de terre brûlée.
Deux éclats si sombres
Que le noir se met à pâlir,
Que l’espoir se met à pourrir,
Dévoré par nos ombres.
Toi et moi, repus de nos sons,
De nos cris, de nos pleurs,
De la chair en sueur.
Crépusculaire orphéon.
Jouissance orpheline.
Deux exilés de la moraline.
Viens, je serai tes ténèbres,
Celui qui pousse en avant,
Qui glace le sang,
Comme l’éloge funèbre
D’un enterré vivant.
Viens vivre un amour sauvage,
Sans adjuvant,
Loin des tristes passants,
Sur les lames taillant les rivages,
Au chevet d’un monde
Cataclysmique,
Un hypermonde
Fait de nous deux, hystériques.
Viens crever dans la panse d’un géant,
Jouir dans les orgies d’indigents,
Brûlée sur les bûchers séculaires,
Dressés par les vagabonds stellaires.
Toi et moi, enchaînés,
Toi et moi, condamnés,
Mais notre liberté consommée.