Sans mesure


Rendez-moi les routes d’Espagne!
Rendez-moi les bois nus
Où la peau se mêlait à l’écorce.
Rendez-moi cette joie en amorce,
Les déroulantes des campagnes
En ronde-bosse jusqu’aux étreintes attendues.
(Rendez-moi) l’ignorance,
Les corps toniques de la romance,
Ce temps sans mesure,
Sans usure…
Rendez-les-moi, à vos pieds ; auguste, vulgaire, divin, je rampe moins que rien.
Face au destin inique, je n’ai pour arme que ces suppliques.
À vos pieds, auguste, vulgaire, divin, je rampe presque éteint.

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