Tout est palais


Tout est cathédrale.
Infinis détails, profondeur fractale.
La beauté sertit la beauté
Dans un ballet complexe
Qui ne trouve de fin,
Que dans les limites de nos cortex.
Alors le méditant serein
Soudain pris de vertige,
Pleure sa petitesse.
Notre esprit piètre aurige
Dévoile vite ses faiblesses.
Regarde un arbre
De son tronc à sa branche puis sa feuille;
Ne sens tu pas ce terrible écueil.
Ce n’est qu’un arbre, un simple arbre
Et déjà il dépasse nôtre compréhension.
Un univers dans un univers.
En déroute la raison s’affaisse,
Jusqu’à l’effondrement.
Bien risibles sont ces quelques vers
Face aux merveilles qui se dévoilent et se dérobent sans cesse.
Je touche le soleil et espère un dénouement.
Mais ici au bout de toute expérience,
Il n’y a qu’un désert sans fin.
Un précipice de démence.
Comment finir sans devenir fou?
C’est impossible je le crains.

 

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