Le Tr^ne


Noir rectangle
Qui soutient la sphère d’or.
Tes réflexions grises
                                   Capturent.
Sur moi ton emprise
Comme un silencieux sort.
Mon esprit dans tes sangles.
 
Distant, moi aux étoiles,
Toi au palais, toujours
Assis dans les symétries.
Tu regardes défiler les jours
Capé d’éclats jaunis.
Ton empreinte jusque dans ma moelle.
 
Andalou aux motifs mauresques,
Tes ombres se parent d’exquises arabesques.
Las et abandonné dans le froid,
Ici dans cette gare en marge, assaillie d’herbe,
Je me rappelle quand je foulais la terre des rois.
Ton précieux toujours dans les yeux, chasse l’acerbe
Et quand bat la pluie et la foudre,
Au préau je reste de marbre, serein.
Mon âme chérit un peu moins la poudre
Depuis que j’ai embrassé tout tes dessins.
 
Alors parfois mon verbe se teinte de tes mystères,
Volant aux pythies leurs sonores charades
Pour pourfendre des hommes les mascarades
Et révéler tes brillantes beautés
Qui trônent aux travers des âges.
Source des enseignements de tous les sages,
Ailes invisible du libre penseur,
Hubris vecteur.

 

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