Milles oiseaux.
Milles oiseaux.
Planeurs agiles,
Planeurs d’argile,
Flottent mobiles
Au milieux de curieux stabiles.
Palais nichés
Au plus haut sommet,
Palais nichoirs
Ballant juchoirs.
Quels sont les sorciers habiles
Qui ont su faire tenir une cité
Sur quelques brindilles, quelques béquilles.
J’en suis bouche bée.
Tous les bleu là-haut
On l’orange pour rehauts.
Si belles les couleurs qui dansent,
Ces demeures superbes qui s’élancent.
Moi sous les ombres vives
Je me prends à rêver l’impossible ascension,
Tanguer au rythme de ces surprenantes maisons.
Mais mon corps sans aile m’en prive.
J’aurais beau battre des bras,
Lutter de toutes mes forces,
Je resterai ici-bas.
Ma masse à la gravité ne peux faire d’entorse,
Je ne suis qu’un proto-prince.
La réalité à beau me paraître bien mince
Elle est encore un puissant leste
Qui brise mes rêves et me moleste.
