Chère inconnue II


Chère inconnue je reviens près de vous, mes mots rampants à vos pieds, teins d’émaux d’émotions gonflées par un lyrisme suranné. En vert et contre tous, je brûle d’un grand feux, cœur foyer pris par l’amour fou d’une vouvoyée qui dans les ramures de mon esprit ne cesse de louvoyer, une insaisissable semant brasier. Vive sève fuyante, explose en bouquet de rouges bosquets, tons d’automne retrouvés je porte toujours le fardeau de celle qui vous a précédée. Alors je vous en prie cédez à l’appel de mes lèvres meurtries, des cris d’écrits sans saveur, syllabes brèves jetées à l’air. Mes yeux postés sur la jetées cherche chair comme la vigie cherche terre. Mes hiboux en mouettes me guident aux creux des sylvestres vagues faites d’ennui… Même les lettres s’épuisent, s’amenuisent, la nuit se fait profonde et étouffe vos flambeaux rubis, sans d’autre bruit que celui des bris de mon âme sous vos pieds. Ô perfide sylphide invasive à mes rêves, à mon réveil évaporée, vos promesses serpentines percent dans le poreux de mes rétines et me laissent en blesse tout le jour. Joug d’amour sans secours que celui du sommeil où je sombre sans volonté pour chérir en songe celles qui m’ont abandonné.

 

proseviolette_2

Laisser un commentaire