Au loin, les paysages
De collines et de nuages entremêlés.
Ici poussent les flambeaux de vivantes émeraudes,
Hachurant l’horizon. Les oiseaux en maraude,
Ombres des cieux aux contours irradiés,
Amis du zénith, moquent les profondeurs sans âge.
Vipères et loups montrent leurs dents.
Rampe chasseur, jusqu’à ta proie.
En un coup, de perles rouge tu est couronné.
De viscère et de sang,
Te voilà capé.
Règne Roi
Sans laisse, de la lutte épris,
Dans ta gueule étincelle de grands bruits.
Embrase le monde de tes hurlement insoumis.
Mon souffle contrit,
Embrasse en silence
Ce chant animal.
Quand viendra t’il, mon instant fatal;
Devenir dépouille,
Oublier au fond d’une souille;
En finir avec l’errance.
Baise ma chair de tes crocs;
Je n’ai plus la force ni les mots,
Pour surnager dans ces nuits qui m’entourent.
Déesses, nymphes, esprits,
Lâcher vos bêtes, je me jette à leurs mercis.
Elles sont mon dernier recours.
Mes os craquent, lentement dévorés.
Dans ma gorge, elle bouillonne, enfin libérée.
Tiens, reprend ma vie; je te la rend.
