Où sont passés les bêtes ?
Les nuées ?
Les nuage, les forêts ?
Les mélodies secrètes
Qui au petit matin s’élevaient ?
Ces chorales de plumes éparses, à l’abri dans les feuillages.
Ces visions fugaces qui se jettent à mes yeux
Ont elles existées? Ces mots charmants
Sonnent-t-il vraiment?
Il n’y a plus rien.
Un tunnel obscur où s’enfouissent mes sombres augures.
Un trou profond où crèvent mes pulsations.
À bout, à bout ! Mais quand tout ceci prendra fin?
Dois-je encore errer longtemps, lutter face aux néants qui emplissent mon âme?
À marée haute la peine!
Amarrés les drames!
La tête souillée de noirs engrammes.
Ma terre à moi est hadéene.
Des cimes de ténèbres s’élèvent,
Cimes de désespoir et d’obsidienne.
Horizon obstrué sans rêve.
Le souffle des vents qui glace et brise le vivant.
La croûte grouillant charnier
Happe et draine le corps de toute volonté.
Pourquoi vos yeux ne voient pas l’horreur
Qui gît la dans mes membranes palpitantes?
Ces lames qui pénètrent mes viscères, me privant de sommeil ne me laissant que la torpeur.
Ma voix hésitante chargée de larmes.
Mon visage creusé, les yeux travaillés d’agonie, mes lèvre en quête de poison, d’un bref répit.
Mes mains chargées de plaies invisibles, le dos voûté sous leurs poids.
La misère de mon être contenue à l’étroit.
Où sont passés les étoiles ?
Les embruns ?
Les mirages, les beautés ?
La passion primordiale
Qui poussait dans mon cœur ?
Cette force qui nimbait mes sens et les enivrait
Me poussant dans l’enfance a créer, à aimer.
Je n’ai plus rien
Que la peine en crue.
Qui m’aime me tue.
