Logroño


C’est la fête aujourd’hui,
Tes rue sont remplies de bruits.
Les hommes enivrés,
Les femmes dénudées.
Katerina et Su piétinent tes pavés,
Et leur joie non feinte
Finit de m’achever.
La mienne s’est éteinte faute d’étreinte.
Serre bien ton foulard,
Soit du vin un buvard,
Et roule avec moi la tristesse
Dans quelques lieux isolés.
Au matin sans allégresse
De Santiago je reprendrai la chaussée.
 
Logroño, Logroño,
Tes rives en fête
Ne reflètent que mes os.
 
Logroño, Logroño,
Moi l’amant obsolète
Je veux rejoindre Mathéo.
 
Hier soir encore
J’ai croisé un mort,
De la foule invisible,
De mon corps indivisible.
Cela fait des mois
Que nous sommes à l’étroit.
Tous deux marchant du même pas
Celui des ladres dans l’attente du trépas.
Seul les nuages peuvent encore m’apaiser,
Sans doute sont ils nés de mes larmes évaporées.
 
Logroño, Logroño,
Je ne suis qu’une silhouette
Sur ton cours triste radeau.
 
Logroño, Logroño,
Voilà que je m’apprête
À rejoindre Mathéo.

 

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