L’espoir


Des carcasses, des désossés
Traînant les bords des chaussées,
À vomir les cendres de rêve brisés,
Ruminants une vie de raté.
Moi vagabond
Errant sur les routes,
Marchant mes doutes,
Les sans noms
Aux visages noirs poubelle,
Aux cœurs de ciel,
Je leurs dédie mes chansons.
Funambule des trottoirs
Je vois défiler les carrosseries,
Celles des esclaves, leurs brillantes chéries,
Et je rêve parfois qu’une me percute
Me fauche et m’exécute.
Allez on y croit à l’espoir,
Enivrés du parfum des nuits
De celles si sombres qu’elles semblent infinies.
Allez mes frère on le tient l’espoir
Tout sourire comme des torches au soir
L’aube sera belle je le sais,
Bien plus belle que ces ciels étoilés
Ne cessant jamais de captiver
Le romantique aux soupirs morcelés.
Allez, allez on y croit.
Mes amis l’aube sera de soie
Et tous ensemble dans les nouvelles ères
L’on s’aimera au loin des poudrières.
 
Allez dit moi que tu y crois toi
Aux paradis lointains à l’abri de l’effroi,
Aux jours qui jamais ne décline,
Aux horizons pleins de joie,
Aux merveilleuses cités sans badines,
À l’or des poètes et des philosophes rois.

 

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