Landes


Je te suis gris chemin,
Tracé rectiligne
Fait de sable et d’aiguilles de pins.
Des traces de pas, les signes
Laissés par d’autres cheminants,
Arpenteurs du néant.
N’est-ce pas la destination?
Ces allées d’arbres morts,
Ne mènent elle pas au rift de la raison, plongeant dans la folie,
À l’enfer et ses contreforts
Où se lamentent les impies.
 
Au Rift de l’esprit
Où la raison est si mince qu’il y perce la folie
 
Ici les étoiles dans leur chute
Ont soufflé la vie.
Quelques solitaire se dressent  encore, en sursis,
Mats forestiers, symboles de lutte
Bravant l’océan de fougères orangées
 
Landes blessée,
Je photographie ton bois déchiré
Que les forestier ont entassé comme des autels.
J’y dépose quelques vers,
Végétales, fait de bruits indistincts,
D’écorces murmurant au matin,
Pour honorer ta beauté singulière
Presque irréelle.
 
Frère de sève,
De votre linceul sont fait mes rêves .

 

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