Des mots trompeurs,
Maquillage syllabique.
Le monde, déformé, oblique,
Menteur.
Je veux le voir crû.
Sans artifice.
La roche, roche.
Une beauté
Comme un tronc, d’écorce nue.
Un poème, comme le plus simple édifice.
Non pas un couvert au monde,
Mais une loupe pour enfler
De toutes les merveilles les traits,
Capturer les minutes vagabondes,
Les exposer sans apprêt.
De mots, de mots est mon herbier.
Je vous le tend humblement,
Rien n’y est parfait.
Entre ces pages la magie et un peu desséchée.
Mais c’est un guide sincère,
Lisez mes mots, mon tracé dans la vie et ses mystères.
Ils ne vous révèleront des monts et des plaines aucun secret.
Mais par mes vers vous pourrez les voir,
En mon âme résonner.
Sans doute, jamais mes rimes,
De l’univers ne captureront la vérité.
Tous piégés dans des paradigmes
À l’image de l’homme, imparfaits.
Mes textes sont des ponts à mes frères jetés.
Prenez le temps de les traverser, mon cœur vous attend de l’autre côté.
