Sous les travées
Il se rappelle.
De béton entravé
L’homme a perdu les ailes
De l’esprit agile,
Des jours sans fil.
Assis sur le plastique bleu pâle,
Sa nature domptée garde en retrait
Sa beauté sauvage.
Des traits tirés, silencieux râle,
Émanent quelques vers chantés
« Portez nous au temps des beaux mirages
Quand la nature était divine
Pleine de secrètes rimes,
De celles que l’on devine
Dans le murmures des bosquets,
Que l’on lit dans les ondées.
Dansez animaux, mystérieux mimes,
Chavirez nos cœurs; et qu’en un instant sublime
Perce sous nos yeux le royaume des Titans et des Nephilimes »
Ô tranchée enfantée de nos mains
Où verse chaque jour les humains chagrins.
Effondre ta masse.
Ploie tes voûtes lasses,
Et qu’en terre,
Tous échappent aux fers.
