Gris pourpre,
Embrasse mon ciel.
Tire tes traits blancs,
Enlaçant l’azur comme des bras aimants.
Couvre tendrement ces maisons individuelles.
Petit terrier cubique,
Rouge brique,
Où l’on se cache
Nous autres, petits êtres,
Petites ombres,
Grouillant en nombres.
Que je t’envie frère de la grande bise.
De ton destin tu es maître.
Sur la terre jamais tu ne t’enlises.
Dans l’infini tu t’étends,
Tandis qu’au sol,
Mon cœur se brise.
J’erre dans le schéol,
Bien plus mort que vivant.
Abats-toi sur mes pas
Comme le loup bondissant sur sa proie.
Remplis mes yeux de néant.
Vides mon âme de ses tourments.
Que ton corps gonflé de trombes,
Devienne ma cotonneuse tombe.
