Traqueurs de splendeurs


Sous les édifices étirant leurs ombres lasses.
Dans les dédales urbains fais de crasse.
Entre ces épaisses cloisons
Obstruant nos horizons.
Nos esprits, retenus; endigués…
Marchons, sentons nos pas, tranquille marée;
Sentons naître la force loin des tracés.
En marge.
Guidés par les courants telluriques
Invisibles spectres magnétiques;
Au large,
Portés par les crêtes marines
Chevelures mobiles de merveilleuses ondines.
 
Devenons ces fumées dérivantes dans la haute voûte,
Ces nuées battantes traçant de folles routes,
Ces trajectoires éphémères
faites d’incandescentes poussières;
Et dans nos sillons,
Toujours mus par la liberté et son aiguillon,
Semons, semons les beautés d’une vie de filature.
Traqueurs de splendeurs
Obnubilés, pleins d’ardeurs,
Époumonés d’air pure.
Amants éperdus.
Chevaliers nus.

 

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