Les Endeuillés


Les endeuillés
Ils sont partout,
Camisolés
De noirs dégouts.
Une vie de certitude
Qui empeste la décrépitude,
Qui empeste la mort.
L’ultime comme prémices,
Alors on se drape de précipices.
Sous les plis sombres
Se diluent en nombre
Les rêves, les rêves
Qui nous faisaient Homme.
Pleins de vaillante sève
Se répandant dans chacun de nos gestes.
Précieuse, parant nos moindres foulées,
Enivrantes dans les baisers.
Pulvérisant du quotidien le lest
Pour ouvrir des domaines
Où la beauté de toutes choses était la traîne.
 
Étole d’ombre que je te hais.
Un mot tendre te chasse
Mais l’instant d’après sur le cœur te voilà retombée,
Couvrant l’humanité, la muant en masse,
Indifférente,
Morte avant d’être mourante.
Alors endeuillé, qu’attends tu?
De proie, la serre cueille.
Fais toi oiseaux et d’envol,
Fleuris ton deuil.
Rougis l’étole
De ton cœur invaincu.

 

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