La foule en silence,
Écoute le chant souterrain.
Ce roulant refrain
S’écoulant dans ces tunnels immenses.
Les lumières unes à unes défilent,
Comme un salut
Donner aux regards stériles,
De mes frères, ombres écrues
Aux mouvements immobiles.
Les portes en cadences
S’ouvrent. Fatalement,
L’on avance sans conscience,
Nos voix muettes,
Secrètement
Hurlantes à tue-tête.
Les silhouettes prises
Dans la lumière aux sommets,
Celle du soleil s’engouffrant dans les escaliers,
Transmuant les corps. Les contours s’irisent.
Un instant, j’aperçois la vie sans fil.
À l’embouchure
La foule se dissipe.
Les pieds trainent d’usure.
L’humain, en fripe.
Quelques instants encore,
J’imagine vivre un jour
Libre. Je maudis notre sort,
Et sur moi déjà se referme
La lourde porte.
Mettrons nous un terme
À ce dégoût sourd.
Sortirons nous de la morte cohorte?
J’en doute.