De ces paysages que j’ai traversés,
J’en ai cueillis des mots
Que je rassemble pour toi en bouquet.
Ses pétales coulent sur ta peau,
Tu restes impassible.
Encore une;
Une vaine tentative de percer ton cœur,
Rendu à mes charmes invincible,
Le jour où à tes pieds j’ai déposé les armes
M’avouant par tes yeux vaincu,
Amoureux éperdu,
Aux nuits, par ton absence remplies de larmes.
Sans doute, jamais tu ne t’inclineras
Fiévreuse,
Pour confier ton corps à mes bras.
Sans doute, jamais nos chemin ne se recroiseront
Et pourtant mes mains resteront
Amoureuses.
Prises au piège de ses courbes fantasmées.
Menottées à des désirs inachevés.
Comme un fruit qui pourri à ne pas mûrir,
Je me languis à en périr.
Encore un;
Un pas, franchir ce guet.
Là un pont.
Certain tourne, moi je pense en rond.
Des ronces, une haie.
La vie a perdu tout substance
Une succession de pas, un espoir, distancer la souffrance.