Viens, lâchons la bride.
Tu seras mon jardin des Hespérides,
Je viendrai cueillir tes fruits, avide.
Nos deux corps enlacés, fantastique hybride,
Partons à la découverte des vices et de leurs vertus.
Glissons-nous sous de larges fûts,
Que l’on s’avine.
Dans l’ivresse, je jouirai de tes courbes alvines,
Les explorant de caresses,
Remplissant ta coupe de tendresses.
Buvons, à nos lèvres, délicats calices.
Filons les heures au gré de nos caprices,
Et sous le couvert de la nuit complice,
Laisse-moi profiter de tes délices.
Je le confesse, de ton corps,
Me voilà un désireux impénitent.
Hérétique amoureux de ton bûcher d’or,
Brûlant de tes mains, dans tes effluves suffoquant.
Garde-moi contre ta chair cupide
Et je me ferai apostât intrépide,
Reniant la faim, la soif, la joie,
Pour ne vivre que de toi.