À mes doigts, danse un oiseau bleu,
Sifflant gaiement, frétillant, heureux.
Sa silhouette bouge,
Il prend vie sous ta gouge.
Son plumage vibre de tes traits.
Cette attaque de la gravure
Si particulière, fébrile, légère.
Des gestes empruntés aux volières,
Mouvant en incision sûre.
Dessine-moi en d’autres, une nuée.
Il était d’acier; maintenant,
Couvre mon horizon de geais.
Leur vol, en ondes,
Dans les cieux cheminant,
Bercera mon monde
De leurs doux battements;
Caché sous les ailes lapis-lazuli,
Se devinera ton visage chéri.
Je contemplerai ainsi tes traits charmants.
Nulle douleur ne pourra alors m’atteindre
Si ce n’est celle de ne pouvoir t’étreindre.