Mes mains à la rencontre de ta chair,
Un ballet tendre, dissimulé,
À couvert sous les drapés,
Deux chercheuses dévoilant à tâtons tes mystères.
Partant en avant, deux amants pèlerins, précédant d’un soupir les corps encore liés d’interdits,
Cheminant, avides de la sève des jours,
Espérant creuser, dans l’écorce des nuits, des aurores d’ambre et des crépuscules de velours.
Peau contre peau, le souffle sans repos, saccadant, étrange appeau appelant à pleins poumons un fiévreux envol, un saut, une chute aux creux des ravines où s’unissent deux égos, aux rythmes des chants d’Érato.