Détresse


Un corps de nacre brunie,
Mouvant, de creux en crêtes.
Sous les doigts des saillies
Accrochant les rayons, une silhouette
S’arquant; tes formes, de ton cou gracile
À tes reins, se raidissent, fébriles.
Élançant tes seins aux perles d’airelles,
Ton dos se creuse en un rift dément.
La chair parcourue de spasmes,
Des oriflammes, jetés aux vents cinglants.
 
Mais viens l’instant cruel.
L’espace exiguë, toujours empli de tes fragrances,
Témoigne en silence de ta présence.
Dans les draps, git, mort, le fantasme.
Était-ce l’ivresse? Oui;
En moi, tu as versé l’ivresse,
Éteint mes ténèbres croissantes.
Ton corps, en croix, sur mon cœur renaissant.
Mais, au plus profond de la nuit, tu me laisses, en détresse.

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