Chasser les nuits


Viens, ma muse, ma princesse,
Dans ce domaine sans bordure
Qui ne revêt comme promesse que la simple tendresse.
Entre nos mains, coulera l’or pur.
Nous ornerons nos joues
De teintes écarlates.
La lune envieuse, en joue,
Tirera ses rayons sur nos corps
Dansant, suant des sens en débords,
Chauffant comme un brasier dans l’âtre.
Une beauté profane,
Deux idoles brisées qui s’unissent
Vibrant à l’unisson, ces membres qui se polissent,
Plonger dans tes yeux cymophanes,
Nous traverserons les nuits.
De vœux en vœux, éclosant dans les puits.
Sourds aux clameurs citadines,
Loin des haineux et de leurs badines.

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